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Le Livre était presque parfait n°7 (Octobre 2011)
Les Coups de coeur du pôle
Octobre 2011

Quelques coups de cœur du pôle.

Survolez les couvertures... et cliquez pour les détails.



Ces petites choses
Deborah MOGGACH
De Fallois, 2007.
- R MOG



Ravi, médecin indien installé en Angleterre, ne supporte plus la présence de son beau-père, Norman. Ce dernier, renvoyé de toutes les maisons de retraites pour cause de vulgarité, obsession sexuelle, harcèlement..., se voit très bien finir sa vie chez sa fille, Pauline. Ravi se trouve piégé mais il rencontre un cousin, Sonny, homme d’affaires débordé et débordant de dynamisme. Tous deux ont l’idée géniale de créer en Inde, à Bangalore, une maison de retraite pour britanniques d’un âge avancé, seuls ou perdus face aux nouvelles conditions de vie qui sont désormais les leurs en Angleterre. Le premier à partir en Inde est Norman, mais il ne tarde pas à être rejoint par plusieurs retraités tentés de retrouver un peu de cette « vieille Angleterre » qui leur manque tant. Peu à peu « l’hôtel » se remplit de personnages qui pensent que leur vie est terminée...

Deborah Moggach nous a fait un beau cadeau ! Un livre empreint de tendresse, d’espoir et d’humour. Par petites touches, elle dresse le portrait d’une génération qui ne sait plus où elle en est parce que mise de côté, dépassée. Tous ses personnages témoignent de la difficulté de vieillir en Occident. La vie commune va leur permettre de trouver une place, « leur » place, qui les mènera vers quelque chose qui ressemble au bonheur. Ces petites choses qui font une vie.
Pascale

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So long Luise
Céline Minard
Denoël, 2011.
- R MIN



Attention : roman étrange et ensorceleur ! Certes il y est question de pixies, de pictes, de panoptes et de kennings mais ce n’est pas pour autant un traité d’elficologie, ni un guide de survie en territoire féérique. Cela commence comme une lettre-testament : une écrivain -aussi dépensière qu’originale, mi-Sagan, mi-Arsène Lupin-, s’adresse à sa compagne et se rappelle leur vie en commun, entre road movies enfiévrés et recherche du havre de paix pour vivre leur amour... Petit à petit, à travers les différents souvenirs qui ponctuent leur histoire, se dessine une vie exceptionnellement libre, intense et sensuelle.

Il faut le dire : les premières pages de "So Long, Luise" peuvent être déstabilisantes. La langue de Céline Minard y est d’une inventivité et d’une musicalité extraordinaire. Mais son personnage ne saurait parler autrement : elle vit comme elle parle et comme elle écrit, à l’aguet de la truculence et de la magie sauvage du monde. Regardez passer les "lévriers sont cassants comme du verre" et les minuscules nains alcooliques sortis du ventre de la terre... Les sorcières ne sont pas toujours reconnaissables à leurs balais. Elles écrivent aussi.
Olivia

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La Femme qui se cognait dans les portes
Roddy DOYLE
Laffont (Pavillons), 1997.
- R DOY



Un an après avoir enfin réussi à le mettre dehors, le décès de son mari Charlo replonge Paula dans les souvenirs de leur vie commune. C’est pour cette femme en mille morceaux, mise à terre et piétinée par son mari, le moment du bilan.
Etait-elle pré-destinée à vivre tout ça ? Paula tente d’analyser tout ce qu’elle a vécu avec Charlo : leur rencontre, son amour pour lui et puis son quotidien fait de coups, de dents cassées, de raclées… sans qu’elle ne réussisse à y mettre un terme ni à en parler pendant dix-sept longues années !

Roddy Doyle nous plonge dans l’enfer de la maltraitance conjugale. On reste abasourdi face à Paula et la dureté de sa vie sans jamais ressentir un seul instant que c’est un homme qui est derrière ce texte.
Aurélie

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Extrêmement fort et incroyablement près
Jonathan Safran FOER

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