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New York et ses écrivains
New York
Décembre 2009

Retrouver la brochure des Ecrivains new yorkais en cliquant sur le lien suivant :
http://fr.calameo.com/read/00013815...

Célébrée par l’architecte Le Corbusier comme un « grand diamant sec et dur, étincelant, vainqueur », New-York n’a pas toujours fait figure de grande capitale culturelle. Sa virtuosité commerciale, son hétérogénéité sociale et sa vocation financière n’auraient pas suffit à en faire cette actuelle métropole incontournable dans le domaine de la culture et des lettres.

Au XIXe siècle le poète Walt Whitman, les romanciers Herman Melville et Washington Irving restituent les premiers l’atmosphère de cette ville fascinante, résolument moderne.
Après la Première Guerre Mondiale, les Etats-Unis sont encore prisonniers des contraintes morales et du conformisme littéraire. Les écrivains de la « Génération perdue », tels Hemingway, Gertrude Stein, ou encore F. Scott Fitzgerald, s’exilent en Europe à la recherche d’une liberté d’expression plus grande.

Mais c’est le désir de s’émanciper de la « tutelle intellectuelle » de l’Europe et de l’emprise de la culture victorienne qui mène les écrivains new-yorkais sur la voie de l’innovation. A partir des années 20, les quartiers de Greenwich Village et de Harlem sont des lieux incontournables de l’avant-garde artistique et littéraire : la cité devient elle-même une source d’inspiration pour toute une génération d’écrivains. Par la suite, les écrivains new-yorkais prennent à bras le corps les sentiments d’exclusion et l’absence de reconnaissance dont souffrent les émigrés et les Noirs américains. Contestation et rébellion chez la Beat Generation dès les années 1940 ; malaise existentiel chez le solitaire J. D Salinger ; interrogation sur l’assimilation sous la plume des écrivains juifs Joseph Heller, Isaac Bashevis Singer et, plus tard, Philip Roth... La tradition littéraire de New-York est lancée.

Les années 1980 et le culte de l’argent facile, puis le choc des attentats contre le World Trade Center en septembre 2001, auront des répercutions directes sur la vision que les écrivains ont de New-York : l’arrogance et la jouissance effrénée laissent place à l’angoisse puis à la remise en question, condition sine qua non d’une renaissance et d’une survie possible.

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