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Nouvelles têtes - Nouveaux sons

Découvrez des musiciens qui ont sorti leurs premiers albums au premier semestre 2020.

INDIE ROCK / POP / FOLK


CABANE
Grande est la maison
[Cabane Records]


Le premier et très attendu album de Cabane ne déçoit pas et se révèle comme un objet de réconfort et de tranquillité absolu comme seule la musique pop folk peut en offrir. Aux côtés du belge Thomas Jean-Henri, (l’homme Cabane), on retrouve Bonnie ’Prince’ Billy, Kate Stables (This Is The Kit), Sam Genders (Tunng) et Andy Ramesey (Stereolab). Un casting de choix pour incarner les chansons de cet ancien membre des groupes Venus et Soy Un Caballo, qui agissent comme une véritable caresse durant 35 minutes.



Keeley FORSYTH
Debris
[The Leaf Label] 2 FOR


Il est des voix qui par leur profondeur et leur singularité vous saisissent dès la première écoute. Des voix qui, en l’espace d’une poignée de secondes, laissent entrevoir toute la complexité de l’âme humaine et viennent vous hanter longtemps encore après la fin d’une chanson. Telle est la voix de Keeley Forsyth. Nouvelle venue sur la scène musicale, la quadragénaire originaire de la région de Manchester n’est pas un visage inconnu. Actrice confirmée depuis près de 25 ans, elle a marqué de sa présence magnétique plusieurs séries.



CALEB LANDRY JONES
The Mother Stone
[Sacred Bones Records] Bientôt disponible à la médiathèque


Bien qu’il soit connu pour ses rôles d’acteur dans des films comme ‘’Get Out’’ (2017) et ‘’X-Men : First Class’’ (2011), Caleb Landry Jones nourrit depuis longtemps des ambitions musicales. À part le projet éphémère de Robert Jones dans les années 2000, il a relégué ses idées dans les profondeurs de son esprit et les séances d’enregistrement occasionnelles dans la grange de ses parents. Plutôt que de laisser mourir ses chansons, Jones a nourri son art dans la grande déclaration de son premier album. The Mother Stone est un travail de maître en matière de musique psychédélique expansive, envoûtante et saisissante.



Christian LEE HUTSON
Beginners
[Anti-] Bientôt disponible à la médiathèque


Avec ’’ Beginners’’, Christian Lee Hutson affiche des bases impressionnantes et s’offre un départ fulgurant dans le petit monde de l’indie folk. Ils’agit du premier album de Hutson distribué internationalement (deux précédents efforts existent, difficiles à trouver), mais sa musique frappe déjà par sa maturité, aidée par un entourage de All Stars : Conor Obrest à l’harmonica, Lucy Dacus aux choeurs, et Phoebe Bridgers, amie et collaboratrice régulière, à la production. Une production qui vient essentiellement épauler les mélodies du californien. On reste dans un classicisme folk assumé !



LOVING
If I Am Only My Thoughts
[Last Gang Records Inc.]


Pour ce premier album, le trio canadien nous emmène cinq à six décennies en arrière avec des compositions indie folk doucement baroques et bucoliques à l’image de la sublime introduction intitulée ’’Visions’’. Entre épopées instrumentales et ballades folk gentiment psychédéliques, Loving laisse parler ses pensées et sa créativité et enchaîne le tout de façon fluide. ’’If I Am My Only Thoughts’’ n’est pas un disque ordinaire qui s’écoute en une traite mais plutôt une œuvre printanière qui se dévoile à nous à chaque réécoute. Le trio canadien compte faire parler de lui pendant un bon bout de temps avec leur univers musical si charmant et si reluisant.



Jason McMAHON
Odd West
[Shinkoyo Records]


Jason Chavez McMahon (né en 1981) vit et joue de la musique à Brooklyn depuis 15 ans. Diplômé du Conservatoire de musique d’Oberlin avec un diplôme en interprétation jazz, McMahon a été un membre actif du collectif d’art / label Shinkoyo et a été membre de plusieurs groupes sur le label, notamment Skeletons. ’’Odd West’’, le premier album solo de Jason McMahon, est une tentative de créer une musique expérimentale facilement écoutable avec un support très traditionnel.



Aboulouafa MERYEM
Meryem
[Animal 63 Records] Bientôt disponible à la médiathèque


Meryem Aboulouafa est une artiste bluffante, une femme à l’élégance rare. Après plusieurs sessions d’affinage d’un premier ensemble de morceaux aux côtés de Keren Ann, elle a relevé le défi de créer un album profondément ancré dans un art musical solide, une finesse émotionnelle et une vision sonore moderne avec l’aide des producteurs et musiciens Para One et Ojard. Intitulé Meryem, son premier album dévoile la voix d’une femme contemporaine, musicienne, croyante et poète, aux sonorités évoquant Florence and The Machine, Alela Diane ou encore Agnès Obel.



Aoife NESSA FRANCES
Land of no junction
[Basin Rock] 2 FOR


’Land of No Junction’’ est le premier album de la nord-irlandaise Aoife Nessa Frances qui n’est pas une complète inconnue puisqu’elle a fait ses armes dans le courant des années 2010 en tant que moitié du duo confidentiel shoegaze Princess qu’elle formait alors avec son frère.Enregistré à Dublin sur une période d’un an et demi avec des proches, dont son compagnon le guitariste surdoué Cian Nugent (Ryley Walker, Nap Eyes), qui co-produit avec elle le disque, l’album puise son inspiration dans les ambiances musicales des années 60 et 70 et offre la rencontre parfaite entre folk orchestral et pop psychédélique.



Eve OWEN
Don’t Let The Ink Dry
[Modulor Records]


Le premier album de l’auteure-compositrice et interprète britannique Eve Owen, ‘’Don’t Let The Ink Dry’’, est une œuvre d’une sensibilité brute et d’une imagination débridée, qui a pris vie au cours de trois années charnières pour la chanteuse. Durant cette période, l’artiste de 20 ans a passé ses vacances d’été à écrire et à enregistrer à New York avec Aaron Dessner de The National, se plongeant dans une exploration créative. Produit par Dessner au Long Pond Studio (une vieille ferme reconvertie en studio au fin fond de la vallée de l’Hudson), ‘’Don’t Let The Ink Dry’’ montre Eve laissant aller son attirance pour la musique folk tout en poursuivant les expérimentations électroniques.



POTTERY
Welcome to Bobby’s motel
[Partisan Records]


Les 11 chansons de ce premier album ne vous invitent pas seulement à bouger votre corps, elles vous l’imposent. Fusionnant une énergie téméraire avec une précision minutieuse, le disque est à la fois post-punk, art-pop et acid trip, faisant allusion à tout ce qui va de Devo à Gang of Four, tout en parcourant avec audace les genres et les décennies. La musique est animée par une batterie explosive et des riffs de guitares décalés qui s’incrustent dans votre cerveau, accentués par des grooves profonds et funky ainsi que des chants entraînants. La production est tout aussi brute et sauvage, suggérant un air d’anarchie qui dément l’architecture soignée et la construction méticuleuse de la musique.



PUBLIC PRACTICE
Gentle Grip
[Wharf Cat Records]


Pour les éternels nostalgiques du son DFA Records qui a dominé les années 2000, on assiste à une sorte de mouvement revival. On en veut pour preuve le quatuor new-yorkais Public Practice, né des cendres du groupe WALL, qui allie dance-punk et disco-funk d’une drôle de façon. Et pourtant, ils réussissent bien cette fusion avec leur premier disque nommé ’’Gentle Grip’’. Public Practice nous entraîne dans les tréfonds de l’underground post-punk new-yorkais avec un groove incisif qui habille les morceaux.



The PISTACHIO KID
Sweet remedies
[Violette Records]


Après l’album de Studio Electrophonique, soutenu par les médias et recommandé par Etienne Daho en personne, Violette Records (Michael Head) présente le premier album du songwriter folk de Liverpool The Pistachio Kid. Huit chansons d’une beauté incandescente aux mélodies chaudes et contagieuses et aux harmonies élégantes. The Pistachio Kid est salué par la critique et le public comme un musicien et auteur-compositeur créatif et idiosyncrasique, dont le travail évoque les premières oeuvres de Nick Drake, Randy Newman, Bert Jansch, Van Dyke Parks et The Sherman Brothers.



The QUIET TEMPLE
The Quiet Temple
[Point of Departure] 2 QUI


La formation atypique britannique The Quiet Temple nous en a fait voir de toutes les couleurs avec leur premier album éponyme. The Quiet Temple est du genre à mélanger plusieurs genres musicaux afin d’en faire un melting-pot des plus détonnants. Imaginez simplement une fusion entre jazz, proto-punk et rock psychédélique d’antan et bien cela donne des moments bien originaux.



WESTERMAN
Your hero is not dead
[Play It Again Sam] Bientôt disponible à la médiathèque


Après un premier EP bien reçu par la critique en 2018, le musicien londonien Westerman présente enfin son premier long-format nommé ’’Your hero is not dead’’. Enregistré au Portugal, ce premier album séduit par ses influences folk et soft rock mâtinées d’expérimentations életroniques.



FRANCAIS


Louise VERNEUIL
Lumière noire
[Mercury] Bientôt disponible à la médiathèque


Louise Verneuil est le pseudonyme que s’est choisi Pauline Louise Benattar quand elle s’est lancée dans la chanson. A lui seul, il annonce la couleur et l’ambition artistique de la jeune Méditerranéenne d’origine espagnole, corse et catalane : Louise pour le patrimoine familial (on va le voir plus tard) et Verneuil pour la rue du même nom où Serge Gainsbourg avait sa maison aux légendaires murs noirs. Noire comme cette lumière qui baigne son premier album sorti fin mars, ’’Lumière noire’’.



MIND The BEATZ
Nights cuts
[Dora Dorovitch Records]


Le duo français, composé du beatmaker Raphaël Zoën et de Fysh aux platines, accouche enfin d’un premier album qui répond à toutes nos attentes puisqu’il est aussi addictif que les trois extraits de l’EP, tout en parvenant à explorer d’autres horizons et ainsi nous surprendre. ‘’Nights Cuts’’ est né de la collaboration entre Zoën, producteur, et DJ Fysh, l’homme aux platines du Kyma. Tous deux Tourangeaux, ils livrent un album instrumental coloré à la fois de lueurs nocturnes et de voyages. Peuplées de samples, naviguant entre sons chauds, acoustiques, et incartades plus ‘’électronisantes’’, les onzes pistes prennent une forme de traversée d’un monde où les échappatoires s’illuminent au pied du mur.



HÉMISPHÈRE SUD
H.S.
[Another Records]


Hémisphère Sud est le projet mené par Thomas Ghazi, Benoît Berger et Martin Vidy possède un amour profond pour Broadcast et Stereolab et le prouve avec leur premier album. Composé de huit titres l’album privilégie les mélodies qui rentrent facilement dans la tête comme ’’A quoi que ça sert ’’ ou le seul morceau chanté en anglais qu’est ’’Back In Town’’. Hémisphère Sud est bien parti pour durer grâce à leur univers alliant la nostalgie et la modernité.



UNDER THE REEFS ORCHESTRA
Under the Reefs Orchestra
[Capitaine Records]


Après 2 ans d’experimentations, "Under the Reefs Orchestra" sort son premier LP éponyme, sous le giron du jeune et audacieux label Capitane Records ! Un album instrumental, un voyage stellaire, une bande-son hantée par les spectres de Moondog et Adrien Belew. Sept morceaux hypnotiques et électrisants sortis de l’imaginaire de Clement Nourry et passés par les forges soniques de Marti Melia (Saxophone basse) et de Louis Evrard (Batterie, Guitare electrique). Sept étapes d’un trip halluciné le long des instables failles volcaniques japonaises, dans les lumineux déserts salins d’Argentine, dans un lent naufrage vers le fond de l’océan pacifique...



WORLD


GROUPE RTD
The Dancing Devils of Djibouti
[Ostinato Records] Bientôt disponible à la médiathèque


Le premier album international de la République de Djibouti et le premier album enregistré en studio d’Ostinato. Alors que la musique de la Somalie est largement célébrée, son voisin, Djibouti, anciennement connu sous le nom de Somaliland Français, abrite un réservoir tout aussi profond de sa propre musique somalienne unique. Une superbe collision de Bollywood indien, de dub et de reggae jamaïcain, de cors élégants inspirés de l’ère du jazz de Harlem et des mélodies de synthés envoûtantes et joyeuses de la mer Rouge, le groupe de radio national de Djibouti et l’un des secrets les mieux gardés d’Afrique de l’Est.



Ricardo RICHAID
Travesseiro feliz
[Far Out Recordings] Bientôt disponible à la médiathèque


Sur son premier album, Richardo Richaid mélange son héritage tropical avec son amour pour la musique psychédélique, le jazz et le rock. Il s’inspire également des grands noms brésiliens - Caetano Veloso, Arthur Verocai, Hermeto Pascoal et Azymuth (pour n’en citer que quelques-uns) - avec lesquels il a travaillé comme ingénieur, assistant et producteur. Décrivant son univers comme "tropical industriel", la musique de Richaid est sans aucun doute un produit de son environnement. A l’instar de Rio de Janeiro, elle est chaude et brumeuse ; mais tout comme l’atmosphère actuelle qui règne dans son pays, un sinistre smog se dessine parmi ses charmes. Déplorant la crise politique, économique et écologique qu’il voit engloutir le Brésil, les paroles obscures et poétiques de Richaid évoquent la drogue, les drones et les ténèbres, soulignant l’importance de l’art pour apporter la lumière en ces temps troublés.



SANTROFI
Alewa
[Outhere Records] Bientôt disponible à la médiathèque


Le high-life ghanéen est très loin d’être mort et enterré. On en veut pour preuve Santrofi qui est un collectif composé de huit musiciens qui pratiquent cet art avec maîtrise et perfection. Repérés par le label allemand Outhere Records qui les signe sur le champ, le groupe présente leur premier album nommé ’’Alewa’’ qui fourmille de bonnes vibes pour ce printemps maussade.



ELECTRO / AMBIENT / EXPERIMENTAL


FOOLS
Fools’ Harp Vol. 1
[Music From Memory]


’’Fools Harp Vol. 1’’ est la première sortie de Christopher Bear, mieux connu en tant que membre du groupe indie rock Grizzy Bear. Sous l’alias solo Fools, la première œuvre solo de Bear est un lien entre les expérimentations de la musique ambient, de prototypes futuristes et de motifs de rythmes éthérés.



K-LONE
Cape Cira
Wisdom Teeth]


K-LONE a l’habitude de composer de la dance intelligente. Mais là, il a voulu échapper aux rigueurs d’un hiver qui n’en finit plus. D’où ce projet ‘’Cape Cira’’, au groove consistant et en douceur qui enveloppe et berce. La musique de ce premier album le fait au sens figuré et au sens propre. Elle est inondée par le chant des oiseaux, les vagues de l’océan et d’autres enregistrements de terrain de lieux paisibles, et elle construit ses grooves avec une palette de sons tropicaux quelque part entre le royaume fantastique de Midori Takada et le paresseux baléare de Mark Barrott. Ce ‘’Cap Cira’’ se situe dans un espace magnifique entre le réel et l’imaginaire.



José OROZCO MORA
Formas Aparentes
[Constelletion Tatsu Records]


Constellation Tatsu , un petit label situé à Oakland, aux États-Unis, continue de diffuser divers œuvres new age, de l’électronique expérimentale et de la musique minimaliste. Du dernier lot de sortieson découvre "Formas Aparentes" du nouveau venu José Orozco Mora. L’album est un joyau d’orgue et de synthé plein de mélodies et de répétition hypnotique. Il travaille habilement dans les espaces entre le new age rétro, le minimalisme classique et les patrons de séquenceurs de l’école de Berlin.



R’n’B / HIP HOP


Wilma ARCHER
A western circular
[Domino Recording] Bientôt disponible à la médiathèque


Wilma Archer était un nom que le monde de la musique et les presses spécialisés ont retenu. Il faut dire que le musicien et producteur londonien n’est pas n’importe qui non plus. En collaborant avec Pyramid Vitra ou avec Sudan Archives, sa réputation montait au fur et à mesure. Voici enfin venir son premier album nommé "A Western Circular". Conçu pendant plusieurs années, "A Western Circular" viendra capturer toutes les maîtrises musicales qu’a pu entreprendre Wilma Archer tout au long de sa carrière. Il en résulte ainsi une odyssée jazzy des plus organiques et des plus cinématographiques.



KeiyaA
Forever, ya girl
[Forever Recordinds]


La chanteuse et productrice de Chicago basée à New York KeiyaA captive le monde avec son premier album à succès ‘’Forever Ya Girl’’. Sa voix légère et fragile se juxtapose bien avec les rythmes puissants et les mélodies.



DUNE x CRAYON
Hundred fifty roses
[Roche Musique]


Quatre ans après un EP commun, le binôme français revient avec un premier album sophistiqué. Un disque complexe, teinté de néo-soul captivante et enivrante, qui décline les différentes facettes de la masculinité. Le fruit de longs mois de travail en studio pour le binôme francilien, car les deux hommes ont entre-temps poursuivi les collaborations.



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