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Rencontre avec Frédérick Tristan
Les Cafés littéraires
Octobre 2010

Découvrez la brochure "Frédérick Tristan".

Biographie

Frédérick Tristan, Jean-Paul Frédéric Tristan Baron de son vrai nom, est né le 11 juin 1931 à Sedan.
"Je suis né dans les Ardennes, et j’ai été évacué en 1940. Cela a été l’horreur, et j’ai totalement perdu la mémoire à cette occasion. Je ne reconnaissais plus ma mère. Aujourd’hui encore, je ne me souviens jamais de mes rêves. J’écris sans doute aussi pour retrouver cette mémoire perdue" confit-il dans un entretien à "L’Humanité".
Il a exercé de nombreux métiers, notamment représentant en savoir-faire textile, métier hérité de son père et de son grand-père. "Expérience très négative" selon lui, cela lui permet cependant de voyager en Chine et au Laos. C’est André Breton qui le dissuade en 1956 de mettre la clef sous la porte de l’entreprise pour se consacrer à l’écriture. Le motif ? Garder son indépendance face au milieu littéraire parisien.

En 1952, il participe au groupe "Recherches graphiques" dirigé par Joël Picton. De 1983 à 2001, Frédérick Tristan est professeur d’iconologie paléochrétienne et renaissante à l’ICART (première école de commerce de l’art et de l’action culturelle basée à Paris).
En 1983, il reçoit le Prix Goncourt pour son roman "Les Egarés" (Balland, 1983 ; Fayard, 2001), suivi en 2010 du grand prix de littérature de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre.
La même année, les éditions Fayard font paraître son autobiographie intitulée "Réfugié de nulle part".

La pratique de l’hétéronyme - ce double de l’auteur doté d’une vie propre - est essentielle chez Frédérick Tristan.

"Je ne sais pourquoi j’ai éprouvé ce besoin d’avoir un pseudonyme. Une ambivalence adolescente, une envie de fils unique de se créer une sur, un besoin de se masquer. Tout cela sans doute. Mais j’ai aussi compris que c’était une excellente technique romanesque que de prendre la place d’un autre. Ainsi, j’ai fait raconter mon premier roman "Le Dieu des mouches " par une femme, et j’ai écrit "Naissance d’un spectre " comme si j’étais allemand. Littérairement, plus on met de l’éloignement, plus on est proche de son sujet. On voit mieux de loin. "
Ainsi donne-t-il vie à "Danielle Sarréra" - sorte de Rimbaud féminin publié de façon postiche et posthume - pour des virées poétiques ("L’Ostiaque", "L’Anthrope"), ou encore "Mary London" -utilisé entre 1986 et 2001- pour le genre policier ("Les enquêtes de sir Malcolm Ivory").

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