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Rencontre-dédicace avec Véronique Olmi
Mardi 10 mai - 19h30
Saison littéraire - Mardi 10 mai - 19h30

« Pour écrire, le mouvement qui nous porte est une révolte, une colère intime. C’est une façon d’être au monde et de l’interroger en permanence. L’insoumission intérieure est un mouvement nécessaire pour aller vers l’écriture ».
La littérature a toujours été essentielle dans la vie de Véronique Olmi. Elle est une dévoreuse de livres qui, petite fille, placarde sur la porte de sa chambre « Ne me dérangez pas, je lis ». Tous les moments de sa vie sont liés à des lectures. Elles sont ses points d’ancrage.

Véronique Olmi est élevée dans le Sud où le mouvement de la mer à Nice et la lumière des Baux-de-Provence influencent son regard sur le monde. La culture de l’oralité fait partie intégrante de sa famille. Tout ce qui est écrit, chez elle, est lu, joué ou chanté. L’itinéraire de cette enfant douée ne dévie pas de cette route. Comédienne, elle écrit des pièces de théâtre pour pouvoir les jouer. La réussite est immédiate et des pièces comme Le Passage (créée à Lausanne en 1998) et Chaos debout (jouée au Festival d’Avignon) trouvent très rapidement leur public. Les pièces suivantes sont autant de succès.

Parallèlement, elle publie son premier roman Bord de mer (Actes Sud, 2001) qui reçoit le prix Alain-Fournier. De Un si bel avenir (2003) à Bakhita (Albin Michel, 2017) en passant par Nous étions faits pour être heureux (2012) ou Les évasions particulières (2020), Véronique Olmi trace de beaux portraits de femmes et d’hommes tout en nuances dans l’expression de sentiments portés par les subtilités d’une langue élégante. Plusieurs fois récompensée, ses romans savent raisonner dans l’esprit de ses lecteurs.

Elle n’aime pas conclure, mettre un point final et préfère rester dans le mystère. Un atout supplémentaire pour une romancière qui a encore tant d’histoires à raconter.

Le gosse
Albin Michel, 2022
Joseph a sept ans. Il est né après la Première Guerre mondiale dans les quartiers pauvres de la Bastille, à Paris. Grandir entouré de l’amour de sa mère et de sa grand-mère, apprendre et découvrir sont les moteurs de toute sa vie. Mais son monde bascule le jour où sa mère disparaît et où il devient pupille de l’État. Un État qui a mis en place tout un système de « protection » des enfants pauvres, dont les bonnes intentions n’ont d’égal que la cruauté. De la prison pour enfants à la colonie pénitentiaire, la force de Joseph, les coups de dés du hasard, et la découverte de la musique lui permettront de traverser le pire. Dans une France portée par l’espoir du Front Populaire, peut-être retrouvera-t-il sa joie de vivre.

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