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Tendances n° 16 - Espace Cinéma
Liste de nouveautés
Mai 2007

Le Voyage en Arménie (2006)
Réalisé par Robert GUEDIGUIAN (France)
Avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Simon Abkarian
F GUE
Se sachant gravement malade, Barsam souhaite retourner sur la terre qui l’a vu naître et léguer quelque chose à sa fille Anna. Lorsqu’il s’enfuit en Arménie, il prend soin de laisser de nombreux indices pour qu’Anna puisse le rejoindre. Ce voyage obligé dans ce pays inconnu deviendra pour elle ce que Barsam voulait qu’il soit : un voyage initiatique, une éducation sentimentale, une nouvelle adolescence.

Films

- Cinéma européen

— Allemagne

Frères d’exil (2005)
Réalisé par Yilmaz ARSLAN (Allemagne)
Avec Xewat Gectan, Erdal Celik, Nurettin Celik
F ARS
Le jeune Kurde Azad quitte ses parents pour rejoindre son grand frère en Europe. Arrivé en Allemagne, il intègre un foyer d’accueil, où il fait la connaissance d’Ibo, un orphelin de neuf ans, lui aussi d’origine kurde. Une profonde amitié naît entre les deux garçons. Mais une mauvaise rencontre avec deux frères d’origine turque dégénère en crime et ravive les tensions entre communautés.

Le Droit du plus fort (1974)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec R. W. Fassbinder, Karlheinz Böhm, Peter Chatel
F FAS
Franz, dit "Fox", forain au chômage, drague Max, antiquaire qui va l’introduire dans la société homosexuelle bourgeoise. Franz tombe sous la coupe d’Eugen, qui pille son argent tout en essayant de lui inculquer les bonnes manières. Un sommet de l’oeuvre de Fassbinder.

Maman Küsters s’en va au ciel (1975)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Brigitte Mira, Ingrid Caven
F FAS
Licencié, Hermann Küsters, jusqu’alors ouvrier dans une usine chimique de Francfort, tue son patron dans un geste de désespoir avant de se donner la mort. La presse à scandales s’empare de l’affaire et harcèle sa veuve. Deux parties composent ce film : d’abord, la solitude de l’héroïne après la mort de son mari, la froideur de ses enfants, et le harcèlement de la presse ; ensuite, l’engagement politique de cette veuve d’ouvrier, qui ne trouve pourtant guère de réconfort dans aucun parti. Des thèmes engagés pour un film au fond intimiste et touchant.

Les Larmes amères de Petra von Kant (1972)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Margit Carstensen, Hanna Schygulla
F FAS
Une femme de la grande bourgeoisie, créatrice de mode, vit une passion douloureuse avec une jeune femme de condition plus modeste, Karin, qui rêve de devenir mannequin. Rainer Werner Fassbinder adapte l’une de ses pièces et conserve le huis-clos théâtral. L’abondance des dialogues ne nuit pourtant pas et compose de sublimes portraits de femmes, dans un décor bourré de dorures et de miroirs, clinquant, comme cette Petra, capricieuse, autoritaire, inhumaine... jusqu’à une fin pathétique. Sublissime.

Tous les autres s’appellent Ali (1973)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Brigitte Mira, El Hedi Ben Salem
F FAS
Dans un café fréquenté par des travailleurs immigrés, Emmi, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Ali, un Marocain plus jeune qu’elle. Ali s’installe chez elle dès le lendemain, puis ils se marient. Les enfants d’Emmi, ses voisins, ses collègues, tous sont scandalisés par cette union. Le couple est mis à l’écart, mais va vite se révéler indispensable à la communauté. Une chronique du racisme ordinaire qui met le doigt sur la petitesse d’esprit et le goût du commérage de l’Allemagne contemporaine.

Le Soldat américain (1970)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Karl Scheydt, Elga Sorbas
F FAS
Américain d’origine allemande, Ricky, criminel et vétéran du Viet-Nam, est employé par des policiers pour assassiner des escrocs. "Le soldat américain" est parsemé de citations hollywoodiennes, surtout des oeuvres de Raoul Walsh et de John Huston. Il montre la violence régie par l’Etat comme plus ambiguë et plus excessive que celle des gangsters eux-mêmes.

Le Rôti de Satan (1976)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Kurt Raab, Margit Cartensen
F FAS
Poète endetté ayant connu à la fin des années 60 une reconnaissance de courte durée, Walter Kranz vit avec une femme irascible et un frère idiot. Obsédé par la page blanche, il se prend par narcissisme pour Stefan George, un poète symboliste, et s’applique durablement à l’imiter. "Le rôti de Satan" est sans aucun doute le plus cynique, le plus drôle et le plus impertinent des films de Fassbinder.

L’ Amour est plus froid que la mort (1969)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Ulli Lommel, Hanna Schygulla, Katrin Shaake
F FAS
Après avoir refusé de rejoindre un groupe de criminels, Franz est poursuivi par Bruno. Très vite les deux hommes se lient d’amitié et trouvent en Joanna la femme idéale. Mais se lassant trop vite de Bruno, elle le dénonce à la police. "L’Amour est plus froid que la mort" est le premier film de Fassbinder. Il explore, à la manière des films noirs américains, les relations conflictuelles d’un triangle amoureux fondé sur une hypothétique confiance.

Roulette chinoise (1976)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Margit Cartensen, Anna Karina, Ulli Lommel
F FAS
Angela, une jeune fille handicapée, invite ses parents divorcés à venir passer le week-end dans la maison de campagne familiale. Chacun arrive avec son amant, ignorant la présence de l’autre. Sur la suggestion d’Angela, une partie de roulette chinoise est jouée après le dîner. Autour d’une enfant handicapée et de sa famille, Fassbinder dresse le portrait d’une société Allemande en pleine perdition. "Roulette chinoise" est une oeuvre âpre et cynique d’une effrayante justesse.

Prenez garde à la sainte putain (1970)
Réalisé par Rainer Werner FASSBINDER (Allemagne)
Avec Lou Castel, Eddie Constantine, Hanna Schygulla
F FAS
En Espagne, le tournage d’un film provoque une succession de malentendus et de tensions. Il manque à la fois du matériel et... un réalisateur. Les deux principaux protagonistes du long métrage en préparation tentent alors de sauver ce qui peut encore l’être. Réflexion sur le cinéma (la "putain" du film), sur la captation du réel et sur l’inconscient du spectateur. Largement comparable à "8 et demi" de Fellini, il est généralement perçu comme celui ayant fait basculer de manière radicale la carrière de Fassbinder.

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