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Une année en musique - 1969

AVANT-PROPOS


Après les agitations de 1968, place à 1969, année aussi mouvementée que passionnante, année de tous les changements, de toutes les promesses vers un nouveau monde, vers plus de liberté et de démocratie pour tous les peuples du monde.
1969 ! Pas vraiment une année où il ne se passe rien. Au contraire, c’est une année essentielle qui conclut les années 60 et annonce les années 70. En musique cela se traduit par beaucoup d’albums importants dont certains fondent de nouveaux courants. Voici dix références incontournables et dix autres plus confidentiels, pour faire le point sur cette année.


DIX ALBUMS INCONTOURNABLES


The BEATLES
Abbey road
[EMI]
2 BEA

Paru avant, mais enregistré après "Let It Be", "Abbey Road" constitue le dernier témoignage studio des Beatles. Essentiellement composées par Paul McCartney, les chansons de ce chant du cygne font preuve d’une étonnante cohésion alors que le groupe est en pleine déliquescence. La seconde partie du disque, celle qui enchaîne miraculeusement des bribes de morceaux inachevés est plus qu’éloquente et l’ensemble relève du classicisme. De son côté, George Harrison offre ses deux meilleures compositions avec "Something" (reprise notamment par Ray Charles ou Frank Sinatra qui la tenait pour " la meilleure chanson du siècle" mais qu’il - c’est un comble - attribuait à Lennon/McCartney) et "Here Comes The Sun" écrite dans le jardin d’Eric Clapton. Un bain de jouvence avant l’implosion finale.



LED ZEPPELIN
Led Zeppelin II
[Atlantic]
2 LED 50

Nouveau chef-d’œuvre de la part de Led Zeppelin et véritable manifeste hard rock, dont cet album représente presque à lui tout seul les tables de la Loi, l’ABC du genre, qui va engendrer pléthore de vocations et notamment aux Etats-Unis, pays qui est traumatisé à la sortie de ce tour de force, fruit d’un superbe travail d’équipe. Ce disque vaut au groupe son premier numéro 1 outre-Atlantique et en Grande-Bretagne. Remasterisé, "Led Zeppelin II" est réédité dans un double volume comprenant des prises alternatives et des chutes de studio.



The ROLLING STONES
Let it bleed
[Decca]
2 ROL

Il est des albums qui ont marqué l’histoire du rock, non seulement par leurs qualités intrinsèques, mais également pour ce qu’ils ont pu représenter. "Let It Bleed", s’il est également pétri de qualités artistiques, représente une charnière dans l’existence des Rolling Stones. Enregistré sur quasiment un an au travers des Etats-Unis, cet album a l’originalité de compter parmi ses musiciens, Brian Jones et Mick Taylor. Le premier, guitariste historique et fondateur du groupe, n’apparait que sur 2 titres, il sera viré du groupe en cours d’enregistrement avant de décéder 3 semaines plus tard, noyé dans sa piscine. Le second, arrivé en cours de route, ne jouera pas sur plus de titre, n’ayant pas encore eu le temps d’être réellement intégré. En pleine tourmente, les Stones sonnent pourtant soudées comme jamais. Un album magnifique rempli de perles sur lesquelles un Keith Richards au meilleur de sa forme, qui vient de potasser les accordages utilisés par les vieux bluesmen, fait des étincelles sur les incontournables ’’Gimme Shelter’’, ’’Midnight Rambler’’ ou ’’Monkey Man’’. Un album qui sonne donc terriblement blues, parfois country, avec beaucoup d’acoustique. Si "Beggars Banquet" avait marqué le passage des Stones à un niveau supérieur, "Let It Bleed" vient les installer définitivement aux sommets de la hiérarchie du rock qu’ils se partagent désormais avec leurs compatriotes des Beatles.



The STOOGES
The Stooges
[Elektra]
2 STO

Qui aurait pu croire qu’un musicien gallois de formation classique comme John Cale produirait l’un des albums les plus sauvages de la décennie ? C’est pourtant bien l’altiste et bassiste du Velvet qui, après avoir quitté le groupe dont il aura sans doute défini la signature sonore, s’enflamme pour le quatuor de Detroit mené par Iggy Pop. Composés originellement des frères Asheton (Scott à la batterie et Ron à la guitare) ainsi que du bassiste Dave Alexander, si de nos jours, il est de bon goût d’aimer les Stooges, c’était moins le cas à leur grande époque, où ils étaient sans doute trop violents, bruts, étranges pour percer sur les radios mondiales. Avec ce premier album, les Stooges posent les premières pierres de l’édifice punk et feront figure de pères spirituels de ce mouvement.



The VELVET UNDERGROUND
The Velvet underground
[MGM Records]
2 VEL

John Cale parti, le Velvet Underground se retrouve orphelin d’une partie de son esprit avant-gardiste. Désormais seul maître à bord, Lou Reed va en profiter pour poser sa patte de manière définitive sur le groupe New-Yorkais. Doug Yule est embauché en remplacement de Cale dans le rôle du musicien multiforme, mais dans un registre beaucoup plus pondéré. Ce choix classique reflète le désir de Lou Reed de revenir à une musique plus calme, moins tourmentée. Ce troisième album du Velvet Underground se révèle ainsi être l’exact opposé de ’’White Light / White Heat’’, en empruntant une voie pop assagie. Le violon acéré ou l’orgue démentielle ont définitivement disparu pour laisser place aux arpèges de guitare cristallins et à la voix d’un Lou Reed apaisé. L’album est rempli de chansons en apparence inoffensives, qui se déroulent lentement, de manière totalement détachée et sereine. Le groupe fait preuve d’une étonnante retenue, en ciselant des morceaux d’une beauté intimiste étonnante.



The WHO
Tommy
[Polydor]
2 WHO

Le rock-opéra séminal, concocté par Pete Townsend, mélangeant influences philosophiques orientales (l’histoire d’un enfant qui devient sourd, aveugle et muet suite à un traumatisme très freudien, et qui se découvre leader spirituel) et rock brut mélodique "à la WHO". C’est une œuvre dont on n’a pas terminé de dire toute l’importance dans l’histoire du rock, représentative d’une période où on pouvait être subversif sans sombrer dans la vulgarité. Les mélodies sont somptueuses et accrocheuses et le groupe est en parfaite cohésion.



Neil YOUNG with CRAZY HORSE
Everybody knows this is nowhere
[Reprise Records]
2 YOU

Après un premier album solo, Neil Young sort le grand jeu sur ce disque électrique, conçu avec son groupe Crazy Horse, qui renferme certaines de ses plus belles compositions. Entre country rock, blues moite et folk marécageux, Neil Young embarque son chant et surtout son jeu guitaristique aux allures de fil dénudé dans les méandres de magnifiques déambulations improvisées. Un album de référence, façonné de manière admirable et essentiel dans la discographie du Canadien.



Frank ZAPPA
Hot rats
[Reprise Records]
2 ZAP

Ce second album de Zappa sans son groupe marque un tournant dans sa carrière : quasiment instrumental (à l’exception du génial ’’Willie The Pimp’’, chanté par Captain Beefheart), il défriche un nouveau territoire, hâtivement baptisé ’’jazz-rock’’. Le maître y est accompagné par d’excellents musiciens comme Sugarcane Harris ou Jean-Luc Ponty au violon, ainsi que du fidèle Ian Underwood, mais c’est avant tout son incroyable jeu de guitare qui brille tout au long de ce disque magistral, qui réussit l’exploit d’être d’une richesse et d’une inventivité surprenantes sans jamais lasser l’auditeur ou le perdre dans une complexité trop grande. Cet album l’assoit définitivement au côté des plus grands.



Miles DAVIS
In a silent way
[Columbia]
1 DAV 70

Cet album a introduit un style musical nouveau, le Jazz fusion ou Jazz-rock fusion, qui sera affiné dans son album suivant "Bitches Brew" (1970). "In a Silent Way" est aussi le premier disque de Miles Davis où le travail du producteur de Teo Macero prend une place importante dans la réalisation de l’album. Ce travail consiste en un collage d’extraits des prises originales pour aboutir au résultat final. La version d’origine est un LP contenant quatre longues compositions. Comme d’habitude Miles Davis s’est entouré de jeunes musiciens brillants et qui plus tard feront carrière avec ce style de musique. Par rapport au groupe qui accompagnait Davis pour son album précédent, Dave Holland a remplacé Ron Carter, et surtout John McLaughlin et Joe Zawinul ont rejoint le groupe et ont fortement influencé le son avec leur guitare et piano électriques. Joe Zawinul est le compositeur des deux morceaux phares de l’ album "Shhh / Peaceful" et "In a Silent Way".



Isaac HAYES
Hot buttered soul
[Stax Records]
180 HAY

Après l’échec commercial de son premier album, l’heure de la remise en question a sonné pour Isaac Hayes, il faut tout changer : le look, l’état d’esprit, la musique. Ce deuxième album est caractérisé par des morceaux fleuves, ’’By The time I Get TO Phoenix’’ atteignant presque les dix-neuf minutes. Isaac Hayes pulvérise totalement la norme du morceau de trois ou quatre minutes. L’autre changement réside dans les arrangements et les orchestrations. En plus de la section rythmique des Bar-Kays, les cordes, les vents, les cuivres, les chœurs font leur entrée sur scène. Avec ’’Hot Buttered Soul’’ Isaac Hayes propose quelque chose de nouveau et de moderne pour l’époque, annonciateur d’une ère nouvelle pour la soul. De plus, le disque demeure une référence indiscutable de la musique noire américaine.


DIX ALBUMS À DÉCOUVRIR


Claude LOMBARD
Claude Lombard chante
[Disques Jacques Canetti / Sommor]
099 LOM

Après cet album passé inaperçu, atypique dans sa carrière, Claude Lombard s’est spécialisée dans les chansons pour enfants et le doublage de dessin animés, ce qui la mènera à chanter les génériques de nombreuses séries japonaises. De quoi endormir la vigilance des ’’diggers’’ les plus affûtés. Voici donc un joyau qui n’a rien perdu de son éclat, caché loin des regards depuis 1969. Seuls certains passionnés de pop sixties, se sont abreuvés à la fraîcheur candide de ces douze chansons, pop psychédélique dont la profusion mélodique semble saisir la quintessence de l’innocence de leur époque. Idem pour les chatoiments des arrangements, qui revêtent parfois une couleur typiquement française, répondant ainsi à l’univers et délirant de la pop british. Surprenant pour une première œuvre et ne fait qu’en renforcer l’aura pour les rares heureux qui la connaissent et la chérissent.



POPERA COSMIC
Les Esclaves (vinyle)
[CBS / Finders Keepers]
099.2 POP

En 1969, en pleine époque psychédélique, ou l’on aimait composer des albums concepts très ambitieux et complexes, parait le projet ’’Popera Cosmic : Les esclaves’’. Pour ceux qui sont passionnés de l’underground français, François Wertheimer, de l’écurie Byg, n’est pas un inconnu. Collaborateur de Barbara, mais aussi auteur-compositeur pour Vangelis, il a aussi réalisé quelques albums solos. Les compositions de Guy Skornik, plus prolifique, elles, jonchent régulièrement les diverses compilations psyché françaises. Ajoutez à ces deux compères les arrangements du tout jeune William Sheller, le line up d‘Alice, et vous obtenez une pièce complètement barrée, que même CBS, la maison de disque de l’objet du délit, a renié !



Joe HARRIOTT & Amancio D’SILVA
Hum dono
[Columbia]
1 HAR

’Hum dono’’ enregistré en 1969 par Joe Harriott & Amancio D’Silva est un trésor oublié du jazz. Soit la combinaison d’un joueur de saxophone jamaïcain et d’un guitariste de jazz indien qui se réunit avec des musiciens de jazz britannique. " Stephano’s Dance" qui ouvre le disque est l’exemple parfait du haut niveau de musique de cet album. Harriott est considéré comme un pionnier du mouvement de free-jazz des années 1960, avec une série d’albums sous son nom. D’Silva était parmi les guitaristes de jazz les plus aventureux de sa génération, ayant enregistré dans une variété de styles et avec des albums tels que ’’Integration’’, ’’Cosmic Eye’’ et ’’Konkan Dance’’ à son crédit. Sur ’’Hum Dono’’, les deux leaders sont accompagnés d’une formation comprenant Ian Carr (flugelhorn), Bryan Spring (batterie), Dave Green (basse) et l’inimitable Norma Winstone (voix). Ensemble, ces musiciens remarquables créent un jazz inspiré et tourné vers la modernité.



David AXELROD
Songs of Experience
[Capitol]
2 AXE

C’est à la fin des années 60 que David Axelrod réalise un diptyque en hommage au poète William Blake dont "Songs Of Experience" constitue le second volet. Brassant avec un rare bonheur des influences fort diverses qui vont du jazz au rock en passant par le funk, la soul music, le rock psychédélique et la musique classique, ce visionnaire orchestrateur annonce avec quelques décennies d’avance les passerelles entre les genres qu’installeront les musiques de la fin du XXe siècle. Tout à la fois complexes et fluides, ses arrangements sollicitent toutes les possibilités qu’offrent les guitares fuzz, les nappes de cordes et les sections de cuivres qui claquent. Garantie sans aucune matière grasse, cette musique le dispute en élégance au meilleur de Phil Spector, John Barry, Lalo Schifrin, Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier ! Si l’on ajoute un goût si sûr qu’il fait avouer à son auteur un net penchant pour Ornette Coleman, Stravinsky et Duke Ellington, "Songs Of Experience" ne pouvait être qu’un authentique chef-d’œuvre.



John BERBERIAN & The ROCK EAST ENSEMBLE
Middle eastern rock
[Verves Records]
2 BER

John Berberian est un joueur de oud américain et un tout des premiers musiciens à réussir une alchimie quasi parfaite entre rock et musique orientale. Son disque "Middle eastern rock", datant de 1969, n’a pas pris une ride et on n’a rarement fait mieux dans le genre depuis. Le titre de l’album définit parfaitement le style dans lequel Berberian évolue alors, tout comme le morceau ouvrant le disque "The oud & the fuzz" décrit tout aussi bien l’ouverture du disque avec les sonorités du oud couplés aux guitares fuzz très psychédéliques de Joe Beck. L’utilisation du saxophone sur le morceau suivant, "Tranquility" ainsi que sur "Iron maiden" et sur "The magic ground", amène une touche très jazz à ce cocktail savoureux. "Chem-oo-chem", seul morceau chanté du disque, est le plus traditionnel du lot, même si le solo de oud couplé au sax, au derbouka et à la guitare électrique apportent de petites saveurs psychédéliques. "Middle eastern rock" est un chef d’œuvre à (re)découvrir de toute urgence pour tous les férus de fusion orient-occident.



Karen DALTON
It’s so hard to tell who’s going to love you the best
[Capitol / Megaphone]
2 DAL 30

Paru initialement en 1969 dans l’indifférence générale, le premier album de Karen Dalton est aujourd’hui considéré comme l’un des trésors les plus chéris de la critique internationale. Sous son intitulé tangible, le recueil abrite dix perles magnifiées par une voix ensorcelante passée la surprise de la découverte de ce timbre rêche. Le répertoire se partage entre les reprises de ses pairs Fred Neil et Tim Hardin et celles de standards de Leadbelly, Jelly Roll Morton ou du traditionnel Ribbon Bow. À sa parution, le folk rock de Karen Dalton n’était pas d’une grande nouveauté en dépit de subtils arrangements et de son jeu habile au banjo ou sur une guitare à douze cordes. Cinquante ans après, il est légitime de se demander comment un tel chef d’œuvre a pu échapper aux oreilles de ses contemporains.



PISCES
A lovely sight
[Numero group]
2 PIS 40

Formé principalement autour de Paul DiVenti et Jim Krein, deux musiciens issus des quartiers ouvriers de Rockford, Pisces est créé alors que les deux compères se portent acquéreurs d’un petit studio voué à accueillir leurs enregistrements.Plus marquante, la participation d’un troisième élément au groupe. Linda Bruner a grandi dans le quartier de Loves Park, un secteur pauvre de Rockford. Les morceaux enregistrés par Pisces tirent dans toutes les directions en même temps, laissant libre cours à l’imagination des trois protagonistes qui livrent de véritables petits bijoux de composition à l’identité musicale affirmée et, chose rare, à la fois entêtante et aventureuse. Une merveille. Une paire de single, un ou deux inédits, un LP 9 titres sorti à l’époque puis presque aussitôt oublié," A Lovely Sight "revient de loin. L’excellent label de réédition Numero Group a eu en 2009 l’excellente idée de remettre la main sur ces enregistrements, les masteriser comme ils le méritent et de sortir un album de 15 titres carrément fabuleux.



Jim SULLIVAN
U.F.O
[Monnie Records / Light in the Attic]
2 SUL

Disparu mystérieusement en 1975 - dans le désert, selon la légende - Jim Sullivan laissa derrière lui un album OVNI, réédité chez Light in the Attic. Ambitieux, cet unique album de Jim Sullivan navigue aux limites du genre folk-rock. Multipliant les arrangements - claviers, cordes, cuivres, bois - "U.F.O." emprunte des chemins parallèles, psychédéliques, soul ou plus simplement impressionnistes. Jusqu’à évoquer un croisement inespéré entre Nick Drake et Syd Barrett. Planantes, contemplatives ou enlevées, les dix chansons qui composent "U.F.O." révèlent un nouveau membre pour le club des songwriters maudits, punis pour s’être trop écartés des pistes balisées. Et s’apparente à un OVNI passé inaperçu à la fin des sixties. Un de plus.



WHITE NOISE
An Electric Storm
[Island Records]
2 WHI

Même si on a souvent tendance à idéaliser la période, la fin des années 60 est vraiment riche en grande bizarrerie musicale, de disques qui semblent sortis de nulle part. White Noise c’est la rencontre inattendue de David Vorhaus, spécialiste américain de l’acoustique avec les britanniques Brian Hodgson et Delia Derbyshire deux DJ bidouilleurs de la BBC. Le trio use et abuse des bidouillages échantillonnages des boucles et se retrouve en possession du fameux premier synthétiseur de l’histoire l’EMS VCS3. Avec ’’An Electric Storm’’ ces trois fous furieux sont à l’origine d’une pop impensable qui doit autant au psychédélisme, qu’au progressif naissant qu’à de la musique classique contemporaine.



MOONDOG
Moondog
[Columbia]
2 WHI

Pionnier entre les frontières stylistiques, la musique de Moondog puise son inspiration dans des genres très variés (influences médiévales : canons, passacaille, rondes..., de jazz et de musiques traditionnelles : des Caraïbes, des Indiens d’Amérique...) tout en gardant un style immédiatement reconnaissable. Compositeur, musicien de rue, créateur de ses propres instruments, Moondog a influencé de manière souterraine de nombreux compositeurs contemporains.

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