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tendances n° 22 - Espace Musique
liste de nouveautés
mars 2009

HUUN HUUR TU & SAINKHO
Mother earth ! Father sky !

033.1 HUU
Huun Huur Tu, le célèbre ensemble de la République de Touva (en Sibérie méridionale, à la frontière de la Mongolie), a invité sa compatriote, la chanteuse Sainkho Namtchylak, pour interpréter une ode à leurs traditions musicales. On retrouve bien évidemment le chant diphonique, harmonique au son aérien produite avec le seul travail sur la voix, mais aussi les principaux instruments traditionnels de Touva : viole, banjo mongol, luth et percussions. La guitare de Sayan Bapa ajoute une touche lyrique et se fond parfaitement dans l’ensemble. En effet, ce voyage musical parmi les immenses steppes mongoles évite très justement la démonstration technique et use de tous ses atouts à bon escient.

COMPILATION
Afrobeat nirvana

Vampisoul
015.2 A. AFR
Afrobeat nirvana est un aperçu de l’explosion du son de l’Ouest africain de la fin des années 50 à la fin des années 80, cette fantastique période où tout s’électrifie et où se développent les musiques urbaines destinées aux clubs de la capitale nigériane. L’origine de cette révolution est probablement à rechercher dans les radios américaines off shore qui déversent au kilomètre, à l’intention de ses troupes et de ses personnels expatriés, la bande originale d’une Amérique qui vire jazz, psyché, soul et funk. Transposée au Nigeria (ou au Ghana tout proche), elle sera juju, highlife et afrobeat. On reprend les standards nouveaux des James Brown, Hendrix ou Temptations, on adapte la Motown, on « feel all right" et on crie "Yeah" comme sur la scène de l’Apollo de la même époque, l’Afrique en plus, percussions tribales et sons d’orgue sale en prime. Certains noms sont familiers (Fela pas encore afrobeat, Tony Allen dans la période qui a immédiatement suivi sa séparation d’avec Fela), d’autres complètement obscurs (Godwin Omobuwa), mais tous sonnent sans demi-mesure la charge de l’afro, déclinée sous ses formes les plus frénétiques.

COMPILATION
Africa scream contest : Raw and psychedelic afro sounds from Benin & Togo 70’s

Analog Africa
016.2 A. AFR
Cette anthologie passionnante est l’œuvre d’un jeune producteur Tunisien établi à Francfort, Samy Ben Redjeb, qui consacre sa vie à la préservation et à la redécouverte du répertoire musical des années 1970 dans les grandes villes africaines. Sa démarche est exemplaire, et on le comprendra vite à la lecture du livret abondant (44 pages !) et magnifiquement illustré, écrit à la première personne, qui se lit comme un véritable roman doublé d’un reportage pointilleux : Samy nous entraîne avec lui dans une excursion fascinante à travers l’espace et le temps, en nous faisant rencontrer d’abord les collectionneurs de disques locaux, à Cotonou, Lomé, Ouidah ou Porto Novo, qui lui ont permis d’écouter, puis de retrouver, souvent vivants mais parfois misérables et oubliés, les héros méconnus de cette incroyable saga. La façon dont ce cd est édité est exceptionnelle et exemplaire, car elle offre une profondeur historique à l’écoute de ces musiques, en même temps qu’une grande familiarité. Rappelons que cette compilation n’est qu’une sélection draconienne de quatorze titres parmi des centaines collectés : le producteur avoue d’ailleurs dans le livret combien il a eu du mal à choisir, tant cette épopée musicale de l’afrobeat béninois fut féconde et éclectique. Les fous de funk, de jazz, de soul ou de salsa y trouveront leur miel, comme ceux qui savent que l’Afrique des musiques urbaines est encore un continent inconnu, inexploré et d’une richesse inouïe.

COMPILATION
Highlife time : Nigerian & Ghanaian sounds from the 60’s and early 70’s

Vampisoul
016.2 A. HIG
La musique Highlife est jouée principalement au Ghana et au Nigéria. Elle représente la fusion entre racines africaines et musique occidentale et s’est imposée comme reine des dancefloors en Afrique de l’Ouest avant les années 1970. L’histoire du culte Highlife, c’est l’histoire de l’indépendance de l’Afrique de l’Ouest. Elle est née dans les églises des formes ancestrales des chansons africaines et a évolué en orchestres militaires, pour finir sur le podium des nightclubs. Voici en exclusivité une compilation des pionniers de ce mouvement, disponible en double CD et complétés d’un booklet rédigé par John Armstrong.

COMPILATION
African pearls : The discotheque years Guinée 70
Syllart Productions
017.2 A. AFR
Dans la lignée de Congo rock, la collection African Pearls 70 s’attaque aux trésors de la Guinée, ceux des années électriques et funky de l’Afrique de l’Ouest. De 1970 à 1976, la régie de disque étatique Syliphone publie chaque année une compilation intitulée Discothèque, rendant compte de la modernité des orchestres fédéraux et nationaux guinéens. Guitares pyrotechniques, cuivres effervescents et chant incantatoire affirment une vigueur inédite alors que le régime de Sékou Touré se délite. Ces "années discothèques" illustrent l’âge d’or de la grande musique guinéenne, avec des formations phares comme le Bembeya Jazz, l’Horoya Band, Camayenne Sofa ou le Super Boiro Band.

Mario LUCIO
Badyo
Lusafrica
017.2 LUC
« Le Badyo est ainsi l’homme de la route de l’esclavage et sa musique est la première musique métisse de la planète, la synthèse de la plus grande rencontre culturelle de l’Histoire. C’est ce métissage universel que me séduit, et que je propose à travers la réminiscence de différentes sonorités, les unes venues d’ailleurs, les autres parties d’ici, d’autres encore revenues plus tard sur nos îles. Parce que c’est ici à Santiago du Cap Vert que les musiques des différents peuples africains (réunis pour la première fois) ont formé la musique africaine qui annonça la musique américaine qui influença la musique européenne qui s’ouvrira à la musique du monde qui est la musique du Cap Vert. Et celle-ci est plus ancienne qu’on ne le pense et plus moderne qu’on ne l’imagine. » Mario Lucio

Cheick Tidiane SECK
Sabaly
Universal Jazz
017.2 SEC
Son goût pour les musiques noires américaines est bien là, qui adoucit l’âpreté des vocalises mandingues remontant au XIIe siècle. Mais les incursions soul, jazz ou ragga n’empêchent nullement la subtilité des flûtes peules et l’impétuosité des luths kamelengoni. A ses claviers, à la guitare ou aux percussions, Cheick chante de sa rocailleuse voix voilée. A ses côtés, la kora de Toumani Diabaté, la batterie de Paco Sery, les voix d’Oumou Sangaré, Dee Dee Bridgewater, Manu Dibango... Une exubérante retraversée de tous les blues, qui fustige les guerres fratricides, évoque la détresse des candidats à l’émigration et exhume les chansons du halloween africain où les enfants se tatouent le corps avec du charbon pour quêter des friandises au porte-à-porte.

GROUP DOUEH
Guitar music from the western sahara

Sublime Frequencies
018.2 GRO
Réédition cd du lp du même nom, épuisé quelques semaines à peine après sa sortie. Fan de Jimi Hendrix et de James Brown, Doueh est le guitariste-leader de cet ensemble basé à Dakhla au Sahara Occidental. Cette tranche de saharawi, pur jus, emprunte autant à la pop qu’à la tradition musicale mauritanienne. Les paroles des chansons viennent de la littérature hassanite. Le guitariste a jusqu’ici repoussé toutes les avances des maisons de disques, et Guitar Music... est son premier album, composé de morceaux enregistrés à la maison.

GROUP INERANE
Guitars from Agadez - Music of Niger
Sublime Frequencies
018.2 GRO
C’est l’un des plus populaires ensembles de guitares du grand mouvement des musiques touarègues (Group Doueh, Tinariwen, etc), formidablement actif, depuis quelques temps, au Sahara et dans une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest. Cette musique germa dans les camps de réfugiés libyens - lesquels s’insurgeaient contre les injustices du gouvernement nigérien dans les années 80/90 - et revisite des chansons écrites en tamasheq par la génération précédente. Fondé en 1996 par Bibi Ahmed, guitariste au faciès ténébreux, alors âgé de seize ans, le Group Inerane accomplit ce mélange incomparable de rock, de blues et de folk touareg qui le rend unique au monde. L’album, enregistré à Agadez au Niger, connut en 2007 une trop brève première incarnation vinyle qui s’épuisa en moins de trois semaines ! Sa réédition cd comporte un livret de huit pages avec photos des musiciens et notes du producteur Hisham Mayet.

TERAKAFT
Akh issudar
Tapsit
019.2 TER
Akh Issudar marque une évolution dans les pratiques d’enregistrement des musiciens de Terakaft. Sous la houlette de Jean-Paul Romann (ingénieur du son de Lo’Jo, réalisateur des « Radio Tisdas sessions » de Tinariwen, et du Festival au Désert, compilation 2003), ils ont entrepris de faire les prises piste par piste, comme il se doit. Après deux mois de tâtonnements, Akh issudar compte finalement pas moins de 14 titres aux charmes et aux essences variés. Kedou, Diara et Sanou ont enregistré à trois toutes les guitares, les basses et les percussions.

Souad MASSI
13 chansons : piano, chant, guitare, tablatures
Bookmakers
021.2 MAS
Partition.

CHIWONISO
Rebel woman
Cumbancha
12.2 CHI
Chanteuse originaire du Zimbabwe. Exilée à Londres, Chiwoniso chante la résistance contre la violence et défend la liberté d’expression. En 2008, elle sort son troisième album, Rebel Woman Cumbanche. A 32 ans, la Zimbabwéenne signe dans son tro album Rebel Woman une chronique douce-amère du quotidien au Zimbabwe et prend la parole pour toute une génération : le pays doit changer.

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